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Un fantasme historique : l’occultisme nazi ( II )

Hellboy Nazi

… suite de l’article : Un fantasme historique : l’occultisme nazi ( I ) | Stéphane François

Un mythe entretenu par les militants d’extrême droite, quelques exemples

La Société De Thule
La Société De Thule

Selon François Delpla, le premier à avoir travaillé sur, et à démystifier, la Société Thulé est Detlev Rose, qu’il présente comme un « essayiste allemand érudit »25 avec son livre sur la Société Thulé, paru en 1994. Par contre ce que ne sait pas François Delpla, c’est que Detlev Rose est un militant d’extrême droite qui fait paraître son ouvrage chez Grabert Verlag26, un éditeur néonazi27. Ses deux autres ouvrages sont parus également chez des éditeurs radicaux allemands (Nation-Europa Verlag et Tyr Verlag) ; tandis que la traduction de son livre sur la Société Thulé est parue en 2016 chez un éditeur nationaliste-révolutionnaire français, Ars Magna28.

Un travail de démystification de ce type est très rare dans ce milieu, et il faut le souligner, car le thème de l’« occultisme nazi » a été très entretenu après-guerre par l’extrême droite : d’anciens SS comme les Français Saint-Loup (pseudonyme de Marc Augier), Yves Jeanne et Robert Dun (pseudonyme de Maurice Martin) qui, recrutés sur le tard, furent imprégnés de l’idéologie des dernières années de la guerre, celle où la SS, pour attirer des étrangers, fit l’éloge d’une nouvelle aristocratie européenne païenne. En effet, ces anciens SS ont toujours revendiqué leur « paganisme ». Ainsi, Yves Jeanne a animé dans les années 1970, une revue, Le Devenir européen, dans laquelle il affirmait son paganisme ethniciste et communautaire. Nous le retrouvons aussi chez d’anciens SS Autrichiens, marqués par l’aryosophie29, comme Wilhelm Landig et Rudolf Mund, tous deux membres, après-guerre, d’une structure mêlant occultisme et racisme, le Cercle de Vienne.

Savitri Devi
Savitri Devi

Cependant, le thème du « paganisme nazi » a surtout été diffusé dans les années 1960 par Saint-Loup et par la néonazie française Savitri Devi (pseudonyme de Maximiani Portas). Saint-Loup parla beaucoup de la « quête » occultisto-raciste de la SS dans ses romans et fut celui qui transmit l’héritage « païen » de la SS ainsi que le régionalisme ethniste aux générations militantes de l’après-guerre. Elle est une figure hétérodoxe du néonazisme. Française d’origine grecque, elle embrassa les idéaux nationaux-socialistes, païens selon elle, dès les années 1920. Elle partit en Inde au début des années 1930 à la recherche d’un paganisme aryen encore vivant et épousa un nationaliste indien. Ce n’est qu’après la guerre qu’elle fit la propagande d’une religion « aryo-nazie » faisant d’Adolf Hitler un avatar de Vishnu destiné à mettre fin à l’âge de fer, notre époque décadente, et à inaugurer un nouvel Âge d’or30. En effet, celle-ci a intégré, dès la fin de la guerre, « de nombreuses notions hindouistes dans une forme hétérodoxe du National Socialisme qui glorifiait la race aryenne et Hitler »31. Elle fut rejointe dans les années 1960 par les élucubrations occultisto-nazies du diplomate chilien Miguel Serrano qui n’a jamais caché sa sympathie pour le national-socialisme32. Saint-Loup participa aussi activement à la construction de cette légende, et il est l’un des premiers à le faire, en affirmant que trois sous-marins nazis se rendirent en 1945 en Terre de Feu pour y déposer une mystérieuse cargaison avant de faire escale en Argentine. Il était en effet persuadé que les nazis avaient établi des bases secrètes dans cette partie du monde. Alors qu’il était réfugié en Argentine, il mena deux expéditions à la recherche de ces bases. Ce thème sera repris ensuite par toute une série d’auteurs évoluant aux marges de l’extrême droite.

…la propagande d’une religion « aryo-nazie » faisant d’Adolf Hitler un avatar de Vishnu destiné à mettre fin à l’âge de fer, notre époque décadente, et à inaugurer un nouvel Âge d’or

Livre Jaune n°5
Livre Jaune n°5

L’un d’entre eux, Jan van Helsing (pseudonyme de Jan Udo Holey), est un auteur assez mystérieux dont les textes sont aux marges de la droite radicale conspirationniste, du New Age et de l’« histoire mystérieuse ». Il est l’auteur du Livre jaune nº 5, un best-seller vendu à plus de cent mille exemplaires en Allemagne, en Autriche et en Suisse. Le Livre jaune nº 5 mélange, entre autres éléments, des théories conspirationnistes, occultistes et anti-judéo-maçonnique. L’« occultisme nazi » y occupe donc une place centrale et un rôle particulier. En effet, van Helsing précise qu’il « éprouve un plaisir tout particulier à [nous] dévoiler ce thème », car il permet de constater « quels sont les milieux influents non allemands qui tiennent à cacher la vérité aux Allemands »33. L’utilisation de ce thème permet à van Helsing d’attribuer les atrocités du régime au « complot » et de réhabiliter ainsi l’idéologie du IIIe Reich. Cette apologie détournée du nazisme s’accompagne en outre d’une justification de l’antisémitisme nazi et d’un négationnisme.

Les militants « folkistes », qui ne sont en fait que des « néo-völkisch », se reconnaissent par leur discours ethno-différentialiste radical, païen, identitaire et raciste et par leur filiation revendiquée avec les SS français, en particulier Saint-Loup et Robert Dun. Cette tendance est représentée en France par l’association politico-culturelle Terre et peuple, fondée et animée par Pierre Vial, Jean Mabire et Jean Haudry. Vial assume pleinement l’étiquette völkisch :

« […] dans la mesure où la notion de communauté du peuple est au centre de mes préoccupations et où tout ce qui est populaire (ce mot est la traduction la moins insatisfaisante de völkisch) m’est cher, car lié à l’identité34. »

Les folkistes sont donc des « ethno-communautaristes » qui défendent un paganisme ethnique fortement imprégné par le nordicisme prôné par la SS. Le passage des idées des völkisch historiques aux folkistes actuels s’est fait donc durant les années 1950 et 1960 à travers la création de liens entre les militants des différentes générations.

Ernesto Mila est un auteur folkiste espagnol qui a écrit sur l’« occultisme nazi ». Il reprend dans Nazisme et ésotérisme, un ouvrage compilant tous les poncifs de l’« occultisme nazi », y compris la médiumnité de Hitler, et l’idée selon laquelle la SS constituait une élite raciale, « une caste guerrière ». Mais surtout Mila affirme qu’il aurait existé au sein de l’Ordre noir un autre ordre composé de l’élite de la SS ayant reçu un enseignement occulte. Il écrit qu’« on y enseignait l’origine de la race germanique et les symboles utilisés par elle, la mythologie et les runes35. » Par ailleurs, le texte de Mila est une tentative de réhabilitation de ce régime, celui-ci étant noirci, selon lui, par la propagande antinazie : communiste et américaine. Il y consacre même un chapitre, intitulé « Pourquoi a-t-on combattu le nazisme ? », insistant, de façon inquiétante, sur le fait que « […] jamais la SS ne garda les camps de concentration36. »

Mabire a écrit un grand nombre de livres apologétiques sur la SS, publiés dans les années 1970 et 1980 chez de grands éditeurs, notamment Fayard, et non pas chez de confidentiels éditeurs d’extrême droite

Plus près de nous, ce discours a été diffusé auprès du grand public par le très prolifique écrivain folkiste Jean Mabire qui fut surtout l’un des premiers promoteurs du néopaganisme politique français au travers de sa revue Viking qu’il anima de 1949 à 195537. Ce néopaganisme s’est ensuite manifesté dans les trois mouvements auquel il participa : à partir de 1963 dans le discours du groupuscule et de la revue Europe-Action, proche des néonazis, puis, à partir de 1968, au sein du GRECE (Groupement de Recherche et d’Études pour la Civilisation Européenne), lui-même héritier du précédent, et enfin, et surtout, dans les dissidences identitaires et radicales du second apparues au milieu des années 1980. Mabire a écrit un grand nombre de livres apologétiques sur la SS, publiés dans les années 1970 et 1980 chez de grands éditeurs, notamment Fayard, et non pas chez de confidentiels éditeurs d’extrême droite38. Jean Mabire n’a jamais caché son intérêt pour le « paganisme » nazi :

« Pendant quelques années, je me suis livré corps et âme à certaines formules que je ne renie pas (comme beaucoup d’autres). Et dans une langue que je ne parlais pas, me contentant de mots de passe : Gottglaubisch, Weltanchauung, Blut und boden, Ahnenerbe. Tout cet univers je le découvrais pêle-mêle, dans des mois fiévreux, sous le soleil noir d’un été brûlant. Disons que je mélangeais un peu politique, religion et esprit guerrier. Comme le bonheur pour Saint-Just, le paganisme était une idée neuve en Europe. »

L’intérêt de Mabire pour l’occultisme nazi s’est concrétisé par un livre publié en 1977 chez Robert Laffont dans sa célèbre collection « Les énigmes de l’univers ». Thulé. Le soleil retrouvé des Hyperboréens39, qu’il présente, comme souvent dans ce milieu, comme un essai historique. Une large partie de cet ouvrage est consacrée à l’histoire de la Société Thulé. La quatrième de couverture de la dernière réédition présente la Société Thulé de la façon suivante :

« L’esprit de Thulé continue à vivre dans le secret d’Ordres chevaleresques ou de groupes initiatiques… Le plus mal connu de tous reste, sans doute, la célèbre “Société Thulé” qui joua un rôle considérable lors de la Révolution de Munich, en 1919.40 »

Ce texte, écrit sous la forme d’une quête à travers l’Europe, reprend donc une bonne partie des thèses völkisch en y incorporant la paralittérature néonazie et occultisante de l’après-guerre, en particulier les textes de Saint-Loup. Ainsi, l’un de ses titres de chapitre s’intitule « Le vrai secret de Thulé reste la conservation du sang ».

Nous pourrions multiplier les exemples d’auteurs d’extrême droite promouvant l’« occultisme » nazi, mais cet article deviendrait un catalogue de théories marginales. Au-delà de cela, cette énumération montre un intérêt constant pour cette thématique. Un fait va dans ce sens : c’est la création en 2006 par Avatar Éditions, un éditeur proche des milieux nationalistes-révolutionnaires et assez étranger à ce genre de considération, d’une collection intitulée « Sonnenwende », dédiée à l’occultisme nazi. D’ailleurs cette collection est explicite à ce sujet :

« Sonnenwerde est une collection consacrée à une histoire inhabituelle. Celle d’un univers souterrain où se développent des mythes, des symboles et des légendes, utilisés dans le champ politique mais issus des marges les plus obscures de la croyance religieuse. Dans ce but la collection Sonnenwerde publie des ouvrages traitant des liens entre les mouvements politiques, qu’ils soient de droite ou de gauche, et les différentes manifestations de l’ésotérisme, de l’occultisme, des sectes et des religiosités parallèles. Ne jugeant pas ce que ses livres décrivent, la collection Sonnenwerde fournit aux chercheurs, aux étudiants ou aux simples curieux, des matériaux qu’ils utiliseront à leur guise.41 »

Pour l’instant, seuls quatre ouvrages ont été publiés : deux brochures, chez Avatar, très érudites et très critiques vis-à-vis de l’« occultisme nazi, la première étant une traduction d’un texte de John Yeowell42, le fondateur d’une grande structure néopaïenne britannique, l’Odinic Rite, et la seconde une étude de Christian Bouchet43 sur Karl Maria Wiligut4445. Les deux autres l’ont été chez Ars Magna, la maison de Christian Bouchet, qui a repris la collection : le livre de Detlev Rose dont nous avons parlé précédemment et un ouvrage d’Ernesto Mila46.

Malgré tout, la référence à l’« occultisme nazi » reste confinée, y compris au sein de la droite radicale, dans un milieu restreint, c’est-à-dire dans les subcultures, parfois « occultisantes » mais surtout fascinées par le national-socialisme.

Le décorum du château de Wewelsburg
Le décorum du château de Wewelsburg

Ces militants « occultisants » de l’extrême droite ont beaucoup fait pour entretenir après guerre le mythe de l’enseignement occulte de la SS. À leur décharge, il faut reconnaître que Himmler a tout fait pour pérenniser ce mythe en enseignant à la SS les doctrines völkisch sur la mystique du sang et de la race, qui sont devenues, chez les auteurs d’« histoires mystérieuses », des rites initiatiques issus de l’un des grands mouvements magiques que l’Occident a connu depuis le xixe siècle. De plus, le décorum du château de Wewelsburg, près de Paderborn, avec ses mosaïques représentant des « soleils noirs », et considéré par nos « chercheurs indépendants » comme le château principal de l’Ordre noir, offre la possibilité de renchérir sur ce sujet. Enfin, l’expédition de la SS au Tibet a renforcé la conviction de néonazis, mais aussi de militants antifascistes, de la réalité des connexions entre les nazis et des « Supérieurs Inconnus » asiatiques47.

Malgré tout, la référence à l’« occultisme nazi » reste confinée, y compris au sein de la droite radicale, dans un milieu restreint, c’est-à-dire dans les subcultures, parfois « occultisantes » mais surtout fascinées par le national-socialisme. En effet, une part importante de l’extrême droite reste imperméable à ce genre de théorie. Les principaux amateurs de ce type de textes, à l’exception du simple curieux, sont donc à chercher dans les milieux restreints des folkistes, des identitaires et des néonazis, qui peuvent d’ailleurs se recouper. Ces derniers, selon Pierre-André Taguieff, n’utilisent qu’un nombre limité de thèmes symboliques :

« le swastika, les runes, la mythologie nordique interprété dans un sens raciste, l’Énergie (Vril), Thulé (et la Société Thulé), l’Atlantide, le Germanenorden, la SS comme Ordre de Chevalerie, la ville souterraine et le Roi du monde.48 »

L’engouement de ce milieu pour l’occultisme nazi est donc entretenu par des publications régulières : les éditeurs, sachant pertinemment qu’il existe une demande, publient ce genre de textes.

Les motivations des auteurs de ces thèses varient suivant les personnes et leur appartenance, ou non, à certains courants idéologiques. Cependant, malgré les origines et les présupposés divers de ceux qui l’énoncent, ce discours va se développer, s’enrichir et aboutir à une synthèse, l’« occultisme nazi ». Au-delà des canaux de diffusion populaire, profitant de ce succès éditorial et de l’intérêt du public, l’« occultisme nazi » a été repris et largement propagé par certains milieux néo-nazis, très hétérodoxes, composés d’anciens SS, et d’occultistes néo-nazis, qui furent à l’origine de la théorie de la fuite d’Hitler en soucoupe volante. Dès les années 1950, ces auteurs d’extrême droite ont cherché à utiliser stratégiquement le thème de l’« occultisme nazi ». Ces auteurs donc suivent trois buts : premièrement, diffuser une apologie plus ou moins détournée du national-socialisme, notamment en entérinant l’idée que la SS était un ordre chevaleresque à la fois païen et occultiste, une élite raciale et intellectuelle ; deuxièmement, faire un travail de révisionnisme, voire de négationnisme, en montrant la validité globale de l’idéologie nazie et de la mystique de la race; troisièmement, réécrire l’histoire, le nazisme et les dignitaires nazis subissant un processus de « mythologisation », c’est-à-dire que le personnage historique s’efface au profit d’une reconstruction quasi-mythique : les personnages, les faits historiques disparaissent au profit d’une image mythique et le nazisme se « folklorise », même si, globalement, la politique génocidaire nazie reste condamnée. Mais, largement euphémisée, elle devient dans ces discours un élément secondaire de la politique « magique » nazie, tandis que les nazis deviennent des personnes spirituellement intéressantes. Parfois, l’extermination des Juifs et des Tziganes d’Europe est ouvertement niée… En outre, selon les partisans de cette doctrine, les Aryens seraient d’origine hyperboréenne49. Race primordiale, supérieure intellectuellement et racialement, les Aryens, fuyant le cercle polaire, auraient transmis leur sagesse aux autres peuples par cercles décroissants : d’abord ce furent les races « blanches » qui auraient obtenu les plus grandes parts de leur sagesse ; puis ensuite, par métissage, les autres races auraient bénéficié de reliquats de sagesse et de connaissances scientifiques. Ces auteurs dénient donc la faculté de fonder des civilisations aux peuples non-blancs. À partir de cette époque, les thèmes véhiculés par la littérature née du succès éditorial du Matin des magiciens vont se diffuser dans la culture populaire, aidés par un phénomène des plus intéressants : la « mythologisation » des principaux responsables nazis, reconstruction qui se fait au détriment de la réalité historique.

… A suivre  » : Un fantasme historique : l’occultisme nazi ( III )

Notes :

  • 25 François Delpla, Une Histoire du IIIe Reich, Paris, Perrin, 2014, p. 270.
  • 26 Detlev Rose, Die Thule-Gesellschaft: Legende, Mythos, Wirklichkeit, Tübingen, Grabert, 1994.
  • 27 Sur les éditions Grabert, voir Patrick Moreau, Les Héritiers du IIIe Reich. L’extrême droite allemande de 1945 à nos jours, Paris, Seuil, 1994, p. 247, voir aussi p. 249.
  • 28 Detlev Rose, La Société Thulé. Légende, mythe, réalité, Nantes, Ars Magna, 2016.
  • 29 L’aryosophie est un courant raciste apparu en Autriche, puis en Allemagne, à la fin du XIXe siècle, fondé par deux faux aristocrates autrichiens, anciens catholiques devenus païens, Guido (von) List et Jörg Lanz (von Liebenfels). Souvent francs-maçons et théosophes, ses adeptes étaient persuadés de retrouver la mémoire ancestrale et ethnique des premiers germains. Sur List et Lanz, voir infra, le texte sur le paganisme germanique. Voir, à ce sujet, Nicholas Goodrick-Clarke, Les Origines occultistes du nazisme. Les aryosophistes en Autriche et en Allemagne 1890-1935, Puiseaux, Pardès, 1989, traduction de la première édition de The Occult Roots of Nazism. Secret Aryan Cults and Their Influence on Nazi Ideology, New York, New York University Press, 1993 [1985].
  • 30 Nicholas Goodrick-Clarke, Savitri Devi la prêtresse d’Hitler, Saint-Genis-Laval, Akribeia, 2000.
  • 31 Nicholas Goodrick-Clarke, « La renaissance du culte hitlérien : aspects mythologiques et religieux du néonazisme », Politica Hermetica, nº 11, 1997, pp. 171.
  • 32 Nicholas Goodrick-Clarke, Black Sun. Aryan Cults, Esoteric Nazism and the Politics of Identity, New York, New York University Press, 2002, pp. 173-192. Voir aussi Joscelyn Godwin, Arktos. Le mythe du Pôle dans les sciences, le symbolisme et l’idéologie nazie, tr. Gérard Leconte, Milan, Archè, 2000, pp. 83-87.
  • 33 Jan van Helsing, Livre jaune nº 5, Tourrette sur Loup, Éditions Félix, 2001, p. 154.
  • 34 Pierre Vial, Une terre, un peuple, Paris, Éditions Terre et peuple, 2000, p. 65.
  • 35 Ernesto Mila, Nazisme et ésotérisme, Puiseaux, Pardès, 1990, p. 72. Voir également son livre Occultisme national-socialisme, réalités et fictions, Nantes, Ars Magna, 2016.
  • 36 Ibid., pp. 13-14.
  • 37 Viking. Cahiers de la jeunesse normande 1949-1955, 2 tomes, Rouen, Le veilleur de proue, 2001.
  • 38 Sur le cas de Jean Mabire, voir Nicolas Lebourg et Jonathan Préda, « Le front de l’Est et l’extrême droite radicale française : propagande collaborationniste, lieu de mémoire et fabrique idéologique », in Olivier Dard (dir.), Références et thèmes des droites radicales au XXe siècle (Europe/Amériques), Bern, Peter Lang, 2014, pp. 101-138.
  • 39 Jean Mabire, Thulé. Le soleil retrouvé des Hyperboréens, Paris, Robert Laffont, 1977.
  • 40 Jean Mabire, Thulé. Le soleil retrouvé des Hyperboréens, Puiseaux, Pardès, 2002, quatrième de couverture.
  • 41 Texte de présentation figurant en page 7 sur chaque volume de cette collection.
  • 42 John Yeowell, Odinisme et christianisme sous le IIIe Reich. La croix (gammée) contre l’Irminsul, Paris, Avatar Éditions, 2006.
  • 43 Christian Bouchet est la figure la plus connue du courant nationaliste-révolutionnaire au sein de l’extrême droite française. Docteur en ethnologie, enseignant, spécialiste des nouveaux mouvements religieux, directeur de plusieurs journaux plus ou moins confidentiels et animateur de sites Internet, il est aussi l’éditeur sous différentes enseignes (Ars Magna, Avatar et Éditions du Chaos) de brochures et de livres consacrés aux divers aspects du nationalisme-révolutionnaire, ainsi qu’à l’ésotérisme. Militant depuis le début des années 1970, il a appartenu à toutes les organisations nationalistes-révolutionnaires françaises et européennes depuis cette époque. Il fut le secrétaire général d’Unité radicale avant d’en partir peu de temps avant la tentative d’assassinat de Maxime Brunerie sur Jacques Chirac en 2002. Adhérent du GRECE de 1982 à 1988, il en est toujours considéré comme un « compagnon de route ». Il est depuis 2010, cadre du Front national.
  • 44 Christian Bouchet, Karl Maria Wiligut. Le Raspoutine d’Himmler, Paris, Avatar Éditions, 2007.
  • 45 Karl Maria Wiligut était un officier autrichien qui finit sa carrière avec le grade de lieutenant-colonel. Évoluant dans les milieux völkischer, il fut durant longtemps franc-maçon. Il fut dès cette époque, et parallèlement à sa carrière militaire, un auteur occultiste. Dès cette époque, Wiligut pensait être un « roi mage » descendant d’une tribu sacrée et possédant des dons psychiques. Ces passions consternèrent son épouse qui le fit interner. Il le fut durant environ trois ans puis partit vivre en Allemagne sous le nom de Weisthor. Il fut présenté à Himmler en 1933 qui tomba aussitôt sous son charme. En 1934, il fut promu colonel, puis général de la SS. En novembre 1933, Wiligut fut nommé à la tête du service d’étude préhistorique de la SS, avant de travailler pour l’Ahnenerbe. Son passé psychiatrique une fois connu, et surtout à cause de son comportement, il en fut exclu. Il n’eut qu’un rôle des plus mineurs au sein de la SS. La légende du Wiligut, conseiller secret de Himmler, est en fait due à l’un de ses disciples, l’ex SS autrichien Rudolf Mund.
  • 46 Ernesto Mila, Occultisme national-socialisme, réalités et fictions, op. cit.
  • 47 Victor et Victoria Trimondi, Hitler, Buddha Krishna. Eine unheilige Allianz vom Dritten Reich bis heute, Vienne, Verlag Carl Ueberreuter, 2002.
  • 48 Pierre-André Taguieff, La Foire aux Illuminés. Ésotérisme, théorie du complot, extrémisme, Paris, Mille et une nuits, 2005, p. 316.
  • 49 Stéphane François, « Hyperborée » et « Occultisme et racisme nazi », in Pierre-André Taguieff (dir.), Dictionnaire, op. cit., pp. 868-870 et pp. 1299-1301.

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