SOTL ezpecial

SOTL # ESPEZIAL-01

Un acteur de la scène = une liste de 10 morceaux. Pas forcément les meilleurs, les premiers, les mieux joués, mais plutôt la musique qui l’inspire, qu’il aime sans raisons particulières. Le genre de trucs qu’il écoute dans le noir, ou en fin de soirée, chaud comme un marron sur le poêle.


Fut-ce compliqué pour un chantre de l’antiFrance comme moi de porter la parole de mes concitoyens au creux de vos oreilles cireuses, jeunes punk et skinheads, je n’eus pour rien au monde failli à ma mission de vous faire entendre cette évangile, encore et encore.

A ma droite, de Vitry-le-François à Obersteinbach, les Appalaches française. A ma droite, Thomas Schoeffler Jr, Dirty Deep, Hoboken Division, Charles Chicken Diamond et plus au sud, Mountain Men.

A ma gauche, du Midwest à la côte, terre d’hortensias et de crucifix, l’enfer breton. A ma gauche, Slim Wild Boar, Bad Mood Boy, Santa Cruz et The Forsaken Shadow, pas loin.

Et au centre, au cœur, le royaume de Mammon brûlant de mille feus. Paris. Au centre, Los Carayos, Les Moonshiners, Le Massey Ferguson Memorial, Johnny Montreuil.

Evidemment, j’en ai oublié, il y en a d’autres, ils sont nombreux et bientôt, ils grouilleront. Je ne parle que des vivants, excepté l’immortel Schultz. Est-ce lui qui a allumé la flamme ? Il n’était sans doute pas le seul, mais comme missionnaire en terres punk, il a eu son importance.
Il n’existe pas de scène a proprement parler, même si Slim Wild Boar, Forsaken Shadow et Bad Mood Boy se rencontrent souvent les uns les autres. Même si les Alsaciens et Lorrains du contingent se croisent sur scène de temps en temps.

Un point commun à tous ces gens, ils ont depuis bien longtemps les oreilles tournées vers les Amériques. Blues, Folk, country, hillbilly. Il y a du gospel, de la murder ballad, du pure blues qui pue le delta du Rhin. Toute l’essence du rock’n’roll est là, et nul part ailleurs. Là, dans cette France moisie.

Mateo B.

PS : Pour ceux que cette musique agitent, écoutez l’émission de Kroterz, Get Rhythm.

Laisser un commentaire